Quel état de
grâce pour le Révérend ? La réponse perturbe son entourage. Les premiers pas sont difficiles. L’image est écornée à peine enrubannée. Il se dit même que les ex
prétendants ne l’encensent pas ! Même qu’ils seraient de mauvais perdants. Que de mauvaise foy ! Les perdants – pour les avoir rencontrés - se félicitent que le meilleur d’entre
eux succèdent à Ubu. Le révérend n’est-il pas le plus expérimenté, le plus compétent, le plus disponible, le plus blanc parmi les blancs : à lui de mettre son omniscience au service de la communauté. Il est élu pour ça.
Qui ne s’étonne que le chantier ne soit pas arrêté, qui n’est surpris que des commerçants crient famine, que des étals tombent le rideau ? Auraient-ils déjà perdu la foy, ces ouailles qui applaudissaient aux homélies du Révérend ?
La gueule de bois les guette, ces bougres* ! Une once de bon sens leur aurait épargné de prendre pour argent comptant les
élucubrations varésiennes. Fermer le chantier pour deux millions d’Euros l’a nominé pour le césar du Mister Bean du BTP.
Alors l’état de grâce risque d’être de courte durée. S’il était fini avant d’avoir commencé le Révérend pourrait se plonger dans son vademecum et y trouver quelques raisons de méditer.
* « il ne faut pas prendre les gens pour des c… , mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont ». Coluche
Dans la dernière livraison de la revue “Le Vésinet » le maire sortant (ou
sorti ?) reprend le panégyrique qu’il s’était décerné en présence des corps constitués le 7 janvier lors de la cérémonie des vœux. Dans une ode surréaliste à sa suffisance le maire exécré par une vaste majorité de la population égrène les bienfaits dont il a gratifié le
peuple pendant ses mandats. Il n’y a guère qu’en Coré et dans les républiques bananières qu’un dirigeant s’autorise encore à se louanger. Espèces en voie d’extinction qu’il
serait utile de protéger. Kerviel ne vient-il opportunément de libérer une cellule pour VIP. Pure coïncidence.
L’éditorial de la revue nous apprend qu’une reproduction de « larges extraits de l’allocution sont publiés“. C’est faux. Son allocution est reproduite en intégralité. Oui, dans son intégralité sauf un paragraphe. Le paragraphe concernait l’infâme blogueur décrit de mémoire « comme nuisible, calomniateur, diffamateur, colportant des mensonges, des rumeurs infondées…blogueur que la justice est coupable de ne pas avoir condamné, et dont le blog devrait être détruit »
Ces propos calomniateurs
tenus au CAL devant plusieurs centaines de vésigondins ont été expurgés dans la version imprimée. Mr le Maire est un brave, il outrage quand il ne peut être
contredit, et il fait gommer les propos haineux qu’il a tenu car il sait qu’ils sont condamnables par les tribunaux.
A la première invite nous publierons le paragraphe malencontreusement biffé pour éviter aux vésigondins de croire à une faute
intentionnelle. Qui au Vésinet pourrait imaginer qu’on ait pu être gouverné par un couard ?
Consultations depuis le 1er mars.
Le lièvre de la fable
devancé par la tortue ! La morale est sauve. Parti il y a 7 ans à la conquête du boulevard Carnot Robert Varèse a tracé son sillon méthodiquement, le compas
fixé au 60, contre vents et marées. Les vents longtemps contraires – la rebuffade de l’UMP – s’étant retournés – l’adoubement de la même UMP - il peut aujourd’hui savourer la réussite d’une
stratégie de prise de pouvoir qui atteste l’intelligence de notre maire. Mais qui en avait douté ?
Le Révérend a transpiré, on le prie de prendre le temps de respirer, d’éloigner ses trop zélés affidés pour assumer sans être
partisan la fonction de maire du Vésinet. Les craintes maintes fois exprimées, relayées autant par certains proches que par ses détracteurs, attestées - on ne prendra qu’un exemple – par sa propension à fixer des ultimatum (CF les courriers d’entre deux tours à ses concurrents) – d’une tentation autocratique ne sont pas le fruit
d’une plume assassine, ni d’un dérèglement affectif comme certains de ses amis l’ont insinué. C’est une réalité qui n’avait pas d’équivalent chez les autres candidats. Le peuple aime les hommes
forts : il est élu et fort bien !
L’image du Révérend, fort contrastée, reflète le personnage qu’il s’est fabriqué (?) durant ce long parcours : tenace et ambitieux, hautain et courtois, austère et moralisateur suppléant par une transpiration méritoire une inspiration lacunaire. Sarkozy réussissait à incarner le changement alors qu’il avait participé à tous les gouvernements, Varèse s’est décerné la compétence pour avoir été un spectateur, assidu certes, mais remisé en bout de la table. Assister à 20 représentations du Cid autorise-t-il à s'attribuer la plume de Corneille ? Sans même évoquer le lin blanc et la probité candide, ornements dont la parure ne saurait ceindre que son excellence.
L’observation que nuls jeunes talents ne s’affichent dans son premier cercle, bien que factuelle, est une insolence dont se rendent coupables les médisants. L’expérience venant avec l’age selon le credo du Révérend, la réplique du Cid : « aux âmes biens nées… » n’est qu’impertinence qui frise la lèse révérence.
Vacciné contre l’erreur, n’ayant à ce jour à confesser aucune maladresse, même si de tels aveux confèrent à leurs auteurs une once d’humanité le
parcours sans faute du Révérend nous conduirait-il à admettre qu’il ne peut s’améliorer ? Le Vésinet abandonne un maire omnipotent, aurait-il porté à sa tête un maire
omniscient ?
A ville d'exception, maires d'exception !
5998, ce ne sont pas les voix
qui se sont portées sur un candidat, même si pour mémoire Alain Jonemann a été élu au premier tour de mars 1983 par 7246 voix !
5998 c’est le nombre de consultations de ce blog pour la journée du 9 mars, établissant un nouveau record ! Merci aux électeurs
lecteurs !
La question est tranchée, le courrier du préfet informe le maire de l'arrété pris pour mettre en statut de P.I.G l'aménagement des terrains de l'hôpital.
2008, Annus horribilis pour le monarque déchu. Son mausolée embourbé, sa carte de l'UMP déchirée, son hôpital classé en
PIG : il ose encore convier ses prébendiers pour les décorer de la médaille de la cité le 8 mars place du marché... on en connait qui, toute honte bue, payeront leur 30 euros
(apéritif offert) pour recevoir la médaille en chocolat et le baiser de Judas. La condition : ne pas se représenter ! On comprend pourquoi !
Le record de février sera-t-il pulvérisé en
mars ? Avec déjà 60.000 consultations en février en hausse à nombre de jours comparable de 50% par rapport à janvier, l’intérêt des vésigondins pour leur blog ne se dément pas. Après l’installation de l’équipe sortie des urnes le soufflet pourrait
naturellement retomber, le temps que la nouvelle municipalité ouvre les placards, vide les tiroirs et prenne la mesure des dégâts causés par l’ubuesque 3003 voix.
Alors il sera temps de communiquer.
Comme l’ancien régime ? C’est à craindre si Mme Morel était portée aux affaires. Elle ne supporte pas la contradiction, ne cultive ni humour, ni auto dérision. La communication sera lénifiante et bien pensante. Avant d’être pesante et intolérante. L’exemple de la fatwa lancée sur le « blogueur » procure un avant goût de son avant gardisme en matière de liberté d’expression ! Nul n’étant tenu de rester borné, le pire pourrait n'être qu'incertain.
Comme une commune libérée de la chape de plomb des 13 années de l’Ubu roi ?
Révolution des œillets dans une cité où la censure frappait
l’opposant sarcastique, ou le ciseau amputait la phrase insolente et la feuille de chou cantonale n’était tolérée qu’en noircissant
des boniments obséquieux. La menace permanente de citation devant les tribunaux pour injures, outrages et propos diffamatoires a ressuscité au Vésinet le délit d’opinion.
Les tribunaux ont débouté l’Ubu mais combien avait osé le défier ?
Le blog offre un vecteur d’expression adapté aux nécessités de la communication citoyenne. Instantanéité, accessibilité, spontanéité et liberté dans le cadre des lois
de la presse font de cet outil l’instrument idoine pour une information multi directionnelle. Du maire vers ses administrés, des administrés vers le maire et pour les administrés entre eux.
Informer, organiser une consultation*, demander une opinion, déceler des objections, répondre à des critiques devient possible dans un climat apaisé dès l’instant où le maire ne s’approprie pas le monopole de la Vérité. Les moyens techniques permettent de garantir anonymat et validité des consultations.
La campagne montre des candidats perplexes face à un outil dont ils craignent les effets, n’en maîtrisant
pas l’usage. Deux seulement, dont l’une ne fit qu’un petit bout de chemin, ont appréhendé le profit qu’ils pouvaient en tirer. Les autres par bornage ou par méfiance s’en sont détournés, avant de s’en rapprocher frileusement.
Qu’en feront-ils une fois maire devenu ?
* les solutions sécurisées ne sont pas accessibles en freeware.
Entouré de sa basse cour, de la déesse de l’inculture, d’un Fouquet aux abois pour avoir
dilapidé l’argent du contribuable, d’un marquis en sursis et de serviteurs convoqués pour lui cirer les babouches le roi a sabré le mousseux, un crémant douteux qu’il s’est tapé cul sec. Une fin
d’après midi glauque à se goberger entre vieilles badernes pour le birthday d’un soixante huit tard éructant des insanités sur le compte d’une oie blanche et d’un poulet
colombophile. C’est le sordide spectacle au quel l’Ubu du boulevard Carnot avait sommé les prébendier(e)s, accourus pour qu'on leur jette leurs dernières
cacahouètes.
Boulevard Carnot, il n’y a pas que des élus pour savoir que leurs jours sont comptés, il y en a même qui sont logés tout prêts, et puis d’autres dans des châteaux…
Le roi est mort...la pièce n'avait que trop duré !
L’incertitude sera vite dissipée. La sanction est tombée, mais
comment l’exécuter ?
Ses délégations vont-elles lui être retirées ? De maire adjoint à la sécurité, à la circulation et aux transports sera-t-elle ravalée au rang de conseiller pour avoir défié son "Altesse Municipale" lors de sa dernière apparition ?
L’outrage : avoir théâtralement dénoncé la duperie du petit Fouquet, avoir cacardé sur les bancs municipaux si fort si haut que la basse cour s’en est offusquée : « un projet à la dérive, des finances plombés, un comptable qui publie des chiffres dont il a admis préalablement devant Mme Morel qu’ils étaient faux ». Les faits sont avérés, mais qualifiables de crime de lèse majesté dans cette enceinte où parade un hors la loi.
Pour avoir crânement dénoncé ce que les oppositions n’ont pas même fustigé, l’oie blanche sera châtiée. La garde prétorienne convoquée in petto dans le bureau du premier étage a scellé son destin. Du même bureau quelques jours auparavant, par téléphone il avait exigé de l’état major de l’UMP que sa délégation lui soit retirée. Mais qu'elle soit shérif à la place du calife, qu'elle ait la police à sa main devenait intolérable. Imaginez qu’elle mande ses pandores pour mettre dès potron-minet un OPJ aux arrêts, genre Vésinet- le Bel ! Quel beau cliché pour l'ouverture du J.T.
Il faut neutraliser la grenade avant qu'elle ne soit dégoupillée. Elue par ses collègues elle ne peut être destituée par le seul
caprice d’un OPJ rancunier et haineux.
La question agite le milieu interlope de ses conseillers vertueux, ministres intègres à l’appétit vorace.
Se farcir l’oie ! Ils n’ont plus que ça en tête, les derniers suppôts du mégalo. Lui couper les ailes, et la tête, mais pour la langue ils auront plus de mal, elle l’a bien
pendue. Alors que vont-ils trouver
pour contourner la
loi et s’en débarrasser ?
Avec Foy et sa clique, le "boulevard Carnot" marcherait-il au pas de l’oie ?
Dérision : que reste-t-il
quand toutes voies du bons sens ont été épuisées ? Un de nos lecteurs, fidèle de la première heure, ami des fleurs et des abeilles excelle dans ce genre. Il évoque brièvement, avec un réalisme froid, le lot commun à venir des vésigondins : Vivre le Vésinet sous Montesson… A ne manquer sous aucun prétexte. .
Quelques
lecteurs nous demandent de publier leurs lettres ouvertes. Nous nous y prêtons de bonne grâce eu égard au désert informationnel dans lequel
le Vésinet a été plongé depuis 13 ans.
Inutile de dire que le fait de publier une lettre ouverte ne signifie pas que 3w.levesinet.com endosse le point de vue du rédacteur. Il s’assure simplement que le courrier d’intérêt général est susceptible d’alimenter le débat électoral.
A ce titre nous
publions aujourd’hui
La lettre adressée aux 5 candidats par les riverains de la pelouse du Moulin, relative à l’implantation de l’antenne UMTS.
La lettre d’Édouard Bonnaure, par ailleurs président de l’association Vésinet Participation, lettre éditée à plus de 6.000 exemplaires appelant à transférer la patinoire au
stade des Merlettes.
Dans un toute autre registre, l’interpellation des conseillers municipaux qui, tout en constituant une liste d’opposition à la liste
officielle, ont voté le budget 2008 proposé par le maire sortant nous a valu une réponse de JN Bécue, chef
de liste du Vésinet Ensemble. Une réponse qui sera peut-être suivie des explications de Mmes de Cupper ou Tritant …
Aujourd’hui où une majorité
s’étonne d’avoir été malmenée par un despote mal éclairé, les langues se délient, les turpitudes, les bassesses, les petitesses font surface avant de faire les choux gras des
dîners en ville. Il aura fallu beaucoup de temps pour que des yeux se décillent, et combien en restent-ils encore à désillusionner ?
Mercredi 20 h 30, salle du conseil : délibération sur le budget 2008.
Les explications de vote mériteront à elles seules le déplacement. On peut prédire qu’au bal des faux culs quelques cavaliers et cavalières se distingueront et dès le lendemain le
florilège de leurs interventions s’affichera sur ce blog. Une large place étant déjà réservée au surintendant des finances, l’anti Pinay du Vésinet. Il a annoncé en public, le 14
février devant les vésigondins atterrés qu'il n'y avait d'autre issue qu'une hausse des impôts
Le vote n’a pas d’importance car le budget présenté n’est ni sincère ni véritable : il est faux. Les données qui ont servi de base à l‘élaboration des budgets de réalisation
du projet place du marché datent de 2001/2002. Les coûts ont augmenté dans une telle proportion que D. Desurmont dans une note
fait état de dérapage de plus de 25% sur la ligne médiathèque, de plus de 40% sur la ligne parking, deux lignes extraites au hasard de ce document. Le cuivre couvrant l’immeuble a vu son
prix doubler dans l’intervalle, sans parler des lots non attribués, ascenseurs, éclairage….Budget précis au centime d'euro près, approximatif pour quelques millions € dont on a perdu la trace !
Par ailleurs le maire – convaincu de la nullité des contrats passés - élabore un projet de protocole avec le cabinet Chaslin dans lequel il déclare que “les travaux de réalisation du projet du de la place du Marché
étant au jour de la signature des présentes engagés, la Ville du Vésinet entend en poursuivre l’exécution et mener à son terme l’opération de la Place du Marché“.
Quel élu, quel conseiller municipal peut voter un budget établi sur la base d’une
forfaiture ? Puisque le maire indemnise le cabinet Chaslin du préjudice subi par l’annulation du contrat de
maîtrise d’œuvre,
comment peut-il présenter un budget d’exécution des dits travaux qui deviennent "de
jure" illégaux ? Le commissaire du gouvernement a précisé que la mairie du Vésinet s’obstinait à bafouer l’autorité absolue de la chose jugée. Et c’était avant d’avoir eu
connaissance de ce document. Le maire continue à rétribuer des conseils pour tenter de se soustraire à la loi.
Avec 2930
consultations pour la journée d’hier, 3w.levesinet.com a établi un nouveau record d’audience. Merci aux nouveaux lecteurs qui viennent agrandir l’élite
vésigondine qui ne se contente pas des tracts électoraux pour forger son opinion.
La fourchette du nombre de lecteurs varie entre 1500 et 2500 vésigondins : il est impossible de déterminer précisément combien de personnes lisent chaque page consultée, et qui dans de nombreux cas est imprimée.
Un succès pour ce blog dont le seul objectif est de faire obstacle à la médiocratie dans la quelle l’ère Foy nous a plongé. Il ne soutient comme
vous l'aurez deviné aucun candidat.
Et merci à notre illustre maire qui nous a offert tout autour de la place du marché un affichage sur des panneaux de bonne facture, il n'est pas rancunier !
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