Comme il est fréquent après des élections la voix des minoritaires n’est guère audible dans le nouveau paysage politique. Occupés à gérer une sévère désillusion les perdants peinent à trouver leur marque et la maladresse de leurs premières interventions n’a pas amélioré l’image d’opportunisme et d’improvisation que l’accouplement raté de l’entre deux tours fait encore subsister.
Les minoritaires ne disposent d’aucun moyen d’expression statutaire et la révolution dans la communication promise par l’ex candidat maintenant aux affaires ne s’est pas traduite dans les faits.
L’ouverture des dispositions testamentaires de l’ex se fait dans le plus grand secret, les informations couchées sur le papier glacé de la lettre du maire soulèvent plus de questions qu’elles ne répondent aux interrogations. Le maire a précautionneusement fermé la commission « patinoire »* aux minoritaires, ne souhaitant pas être dérangé dans sa présentation de la réalité héritée de son prédécesseur. La transparence lui sied comme le deuil à Électre.
Dans ce glacis informationnel les minoritaires restent taiseux. Pas faciles de concilier sur le terrain du chantier la position de Jonemann et de Morel : il va pourtant falloir qu’ils aillent au charbon s’ils ne veulent pas disparaître eux aussi dans le bourbier. Oseront-ils l’aggiornamento ou se réfugieront-ils dans le statu quo ? L’expression du premier tour des élections les a conduit à entériner le malentendu exploité par le RPV : les vésigondins ont rejeté le projet de patinoire enterrée. La casuistique varésienne a conclu au rejet par la population de ce projet alors que la question n’a pas été posée. La même casuistique avait créé l’homme providentiel, l’homme qui coupait les bateaux pour les rallonger. (sic).
Si aggiornamento il y a, il doit être présenté par une personnalité peu affectée par l’embrouillamini de l’entre deux tours. Nul ne doute qu’il y a parmi les nouveaux élus le talent et la voix pour porter les aspirations de ceux qui dans 6 ans aspireront à mettre enfin un terme à la gérontocratie. Le prochain conseil peut lui en donner l’opportunité.
* voir page 9
Rien dans cette double page consacrée à la modestie du Révérend qui concerne les Vésigondins. Tout ce qui est noirci concourt à la gloire du nouveau maire : son parcours, ses talents,
ses ambitions, ses relations, mais rien sur les projets de la nouvelle municipalité pour le Vésinet. Aucune des questions
légitimes que nous posons depuis son arrivée aux affaires n’est soulevée par son publiciste.
Manifestement il a préféré parler pour ne rien dire, cela lui a épargné de mentir !
Une chose est claire, coté communication, il n’y a pas de changement. L’information est distillée à ceux qui font montre de bienveillance, de conformité et d’empressement.
*Le Courrier des Yvelines ne nous autorise pas à reproduire ses articles.
Depuis mars 2005 ce blog a publié des articles mettant en cause sa gestion et sa dérive autocratique, ce qui a modestement conduit à son éviction. L’ordre
national du mérite est une distinction obtenue pour un comportement antérieur aux errements fustigés dans ces pages. Doit on juger que les erreurs commises ultérieurement doivent entraîner une
déchéance rétroactive ? Ce n’est pas notre opinion. On a le droit de ne pas la partager.
Si des lecteurs souhaitent lancer une pétition pour obtenir la radiation de l’ex maire, nous la publierons sur ce blog et leur laisserons le soin de la gérer. Nous nous
contenterons désormais de lui manifester notre entière indifférence.
Précisions pour ceux qui écrivent et s'étonnent de l'aphasie dont le maire semble frappé.
Aucun homme politique n’a été destitué pour avoir sciemment contrefait la
vérité. Mais peu d’hommes politiques ont clamé avec autant de cynisme "qu’ils diront ce qu’ils font et qu’ils feront ce qu’ils ont dit".
En mars le compteur des consultations s’est immobilisé sur 134.390, ce mois, il est vrai, comporte 31 jours. Pour mémoire le même
compteur affichait 63.055 en février et 44.483 en janvier.
Le paysage politique atypique et les déboires du maire sortant ont suscité un engouement pour les municipales que les informateurs patentés étaient bien incapables de canaliser, trop
occupés à servir la soupe habituelle aux candidats. Il a fallu inventer un nouvel espace d’échanges, totalement libéré des contraintes du politiquement correct, non sans quelques rares
excès. A quelques mauvais coucheurs près la grande majorité des commentateurs a apprécié l’opportunité d’intervenir directement dans le débat. Pas moins de 2985 interventions de
lecteurs.
Puisqu’elle nous lit, on lui remémorera le temps où le RPV était peuplé d’opposants promettant de diriger autrement. Dans la lettre du RPV datée du 3 novembre 2002 un certain Robert Varèse fustigeait un maire qui n’accueillait pas sur son site Internet ses opposants. L’élu du 16 mars a-t-il, lors de son intronisation, publié sur le site de la mairie les messages des groupes non élus ? Que nenni. Malgré notre demande il ne nous a pas transmis son discours inaugural et a fermé son site aux réponses de Mrs Jonemann et Michel, sans parler de l’allocution de Lucien Desvaux.
** commentaire 1
Il ne savait pas comment s’y pendre. Toute la campagne il n’avait cessé de proférer son opposition, son rejet de ce projet. Non sans raison. Alors comment faire connaître cette décision ? Comment affronter l’opinion ?
Comment s’y prendre pour communiquer cette information ? Quinze jours d’âpres discussions avec son cercle restreint.
Celui des quelques proches qui se sentent impliqués. Les autres font déjà remarquer qu’ils n’étaient là que pour la figuration. Leur laisser imaginer qu’en étant 24, 25 ou 26 ème ils avaient eu
une chance d’être élus serait passé pour de la provocation.
Comment faire comprendre son revirement sans instiller le doute sur sa capacité à tenir ses engagements si, sur le plus emblématique de tous, il se déjugeait. Et pourtant le temps presse, les vésigondins découvrent chaque matin que rien n’a changé, aucun signe fort ne vient du boulevard Carnot, ni du bureau central signifier à la populace qu’un nouvel édile est aux commandes.
D’où l’idée sublime surgie d’un cerveau fertile : et si on mobilisait le blog ! Ce blog tant décrié pour l’avoir brocardé durant la campagne et avoir préféré – avec l’influence que l’on sait - le Fils au Révérend père. Fini l’embargo, finie l’interdiction faite aux nouveaux élus de s’afficher avec le diable. Il faut faire "fuiter" l’information pour qu’elle s’étale sur le blog et qu'enfin les vrais media s’en saisissent, ceux qu’il faut chouchouter, courtiser pour noircir un quart d’entrefilet que personne ne lira jamais.
Au blog, au seul qui ait une audience, c’est à lui qu’il faut donner le scoop. Un impératif : le contrôle de la date, c’est ce matin et seulement ce matin que l’information doit être rendue publique, la veille du 2, jour du véritable premier conseil de la mandature. Ce sera le sujet central, le bon peuple devra être préparé. : le choc sera moins violent.
Pas plus que le plomb en or l’entrée dans un cycle varésien n’a transformé le quotidien du vésigondin.
Les travaux continuent, les protagonistes s’invectivent sans apporter de nouvelles pièces à conviction, et le nouvel élu fait de la rareté de ses propos un
artifice censé les mettre en valeur.
Élu de ceux qui critiquaient, de ceux qui fustigeaient, de ceux qui n’en voulaient pas, comme de ceux qui voulaient
en finir, il a coalisé les mécontents. Il a fédéré les comités, les groupuscules, les factions, les opposants sur une idée simpliste et totalement farfelue - vu son état de connaissance
du dossier - la fin du chantier pour deux millions d’euros. Qui a voté pour Mr Varèse pour une raison positive ? Parce qu’il avait un projet, des idées ? Le vésigondin,
s’il n’était opposé aux travaux de la place du marché, si les projets varésiens ne le laissaient indifférent a voté non à Jonemann et à son mariage improvisé.
Le cartel des non !
D’ailleurs quel lecteur peut citer dans le programme du RPV autre chose que des « Non ». Quel électeur varésien se souvient encore d’un seul projet constructif du RPV ?
Élu sur l’image d’opposant inflexible au sortant, de rupture avec des moeurs décriés, le maire est attendu par ses administrés. Saura-t-il s’élever à la hauteur
de leurs attentes et leur montrer qu'il est capable d’impulser une nouvelle dynamique à la cité, ou se contentera-t-il, le 2
avril* comme certains commentateurs l’anticipent, de jouer les petits comptables distribuant des petites primes à ses petits
copains, en continuant d’ignorer les promesses du candidat ?
Le cartel des non sera-t-il le carcan dans le quel le maire est déjà prisonnier, ou saura-t-il enfin positiver ?
* prochain conseil municipal
Un Révérend sur un petit nuage de quoi ça cause ?
L’exercice convenu était attendu par de nombreux électeurs venus assister à l’installation du gouvernement. Le discours du trône allait-il être langue de bois ou préfigurerait-il le parler direct et clair promis pendant la campagne. A moins que ne se réfugiant dans l’extrême option le révérend n’esquive les questions.
C’est
donc toute ouie que l’assistance prêta attention à la première homélie. Les portes restées ouvertes furent enfoncées. On fut promené de banalités en généralités.
« Ouverture, confiance, démocratie apaisée, harmonie retrouvée, ambition, vision » et on a du en manquer qu’on vous prie de nous excuser. Sans oublier Sénèque,
l’idole des jeunes, pour parachever le tout… ou comment anesthésier le brave citoyen.
Ceux qui attendaient un changement de style, une approche directe, sans même évoquer une AG de Nanterre, en furent pour leur frais. Au Vésinet, le temps a suspendu son vol. Le nouveau maire – tout comme l’ancien - distrait ses voisins pendant que le chef de file de l’opposition est parti chercher ses mots pour l’interpeller. Son compère de bout de table n’a pas été plus percutant. Il leur faudra plus de niack s’ils escomptent déstabiliser le Révérend.
"Cause toujours tu m’intéresses" a semblé rétorquer par son silence éloquent le Révérend aux interrogations légitimes du leader de la minorité. Condescendre à répondre à un opposant n’a jamais été dans la culture
municipale locale. La cour formée aux bonnes manières du RPV a hué l’impétrant : le délit de lèse révérence semble déjà entré dans les mœurs. Quant au citoyen lambda, il
aura surtout appris que le maire esquive les questions qui ne lui conviennent pas.
Entre langue de bois et
parler franc il a choisi l’extrême option : ne rien dire.
Pourtant un doyen au mieux de sa forme avait placé cette assemblée, initiatique pour beaucoup, sous le signe du changement. Prouvant par la que l’on peut être doyen et jeune dans ses ambitions. Las son successeur confirma que l’exception ne fait pas la règle.
C’est le vulgus vesigondus le plus répandu. Un
récent dénombrement en a recensé pas moins de 3868*, aucun risque d’extinction chez cette espèce là. Inutile de la protéger. Toutefois en
nombre insuffisant pour qualifier
l’état de surnuméraire. Aucun danger de rapide multiplication, l’age moyen du varésien le rend inapte à la prolifération. L’individu varésien ne porte pas de signe distinctif et a tendance à se
fondre dans la masse. Certains évoquent une lointaine ascendance avec les caméléons. D’où sa propension déjà signalée au mimétisme. Coïncidence, dans le génome en cours de
décryptage on aurait mis à jour une séquence de Foy !
Le varésien porte beau, a le verbe haut à l’image du chef dont il vénère l’autorité. L’appartenance à une
caste numériquement majoritaire l’incline à
penser comme ce député pourfendeur des oppositions : "vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire".
Le varésien étalon (il n’existe pas de varésien de base, qualificatif prohibé chez les primates supérieurs, quant au vocable étalon il est à prendre dans son
acception dérivée) ne cultive pas l’humilité. Il aurait même tendance à étaler sa science. Il peut à juste titre s’enorgueillir de l’expérience acquise à l’orée de la séniorité
sans faire le distinguo entre sagesse et compétence. Mais on ne contredit pas un varésien imbu de sa supériorité. Comme beaucoup de gérontes le varésien ne
supporte pas la contestation. Il l’a montré en vociférant dans les réunions des candidats adversaires, qui ont cru au débarquement d’ostrogoths du 9-3. Ce n’était
qu’un lâcher de varésiens ! Le pire n’est jamais sûr.
La
génération hédoniste du papy boom qui staffe le RPV semble peu encline au partage. Aucun des papys (ni des mamys) – age moyen 67,3333 - qui
conseillent** le Révérend n’a cédé son maroquin pour promouvoir un quinqua ou un quadra de sa tribu ! Quel homme politique a le courage d’aller contre les intérêts du lobby
indispensable à sa réélection ?
Les vésigondins de plus de 60 ans représentent déjà 28% de l'électorat, et la progression est rapide. En 2000, ils étaient seulement un cinquième. En 2014, ce sera presque un tiers. Non seulement les seniors sont de plus en plus nombreux, mais ils votent beaucoup. Depuis 1988, 74 % des seniors ont voté à toutes les élections, alors que les actifs n'ont été que 58 %. Ce qui mécaniquement sur pondère le poids électoral des varésiens.
L’élection du Révérend ne doit rien au hasard, peu au programme et beaucoup à la démographie électorale. Sauf erreur majeure les varésiens..siens…siens sont aux affaires comme d’autres sous la coupole, sans limite de temps.
* dont l'auteur de billet qui va sur ses 64 printemps.
** Les 9 maire et maires adjoints totalisent 606 ans, soit une moyenne de 67.333 en début et de…..enfin de mandat.
A la veille de la désignation du maire par les élus, la politique de la main tendue prônée par le RPV sera-t-elle appliquée ? Le discours pré électoral de la décrispation se transcrira-t-il dans les faits par l’offre de maroquins aux élus des autres listes.
La réponse est déjà connue, elle est négative !
Varèse ne sera pas Sarkozy. Le discours c’était l’ouverture, la réalité c’est la clôture. Les brebis du Révérend ne se
mêleront pas aux moutons noirs de l’UPA et du PS. Leurs espoirs de participation resteront sans lendemain. La clôture est dressée. Pas encore électrifiée ! Certaines
compétences eurent été utiles, ainsi dans le domaine du BTP, des appels d’offre et des marchés publics pour prendre deux cas d’actualité. C’eut été admettre qu’il y avait insuffisance de
compétences au RPV…. On vous l’a seriné le RPV est l’antre de l’expérience.
Les nouveaux gouvernants, vainqueurs indiscutables d’un tsunami électoral, laisseront aux listes recalées leur statut de “bout de table “ : pas vraiment la rupture avec le système précédent, ni une incitation à participer à des commissions énucléées de toute opposition. La loi électorale avec son booster majoritaire, n’incite pas à l’ouverture. Ouverture dont les nouveaux dirigeants auraient, semble-t-il, hérité de l’usage qu’en fit l’ancien régime. Chassez le mimétisme…
Samedi 10 heures, les élections sous la houlette du doyen du conseil, Lucien Desvaux (PS), installeront une écrasante
majorité de 26 élus (RPV) aux affaires, et relègueront 7 élus dans l’opposition : 4 de l’UPA (D. Jonemann, Mme Morel, E. Charlet et Mme
Gattaz) et 3 au PS (A. Michel, Melle Ayme et L. Desvaux). Face aux muets du sérail, le modeste contre pouvoir d'un blogueur franc-tireur.
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