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Les familiers de Gödel* que l’on croise sur les places de marché se gobergent à parcourir la dernière mouture des tracts de nos
apprentis maires. L’un (D. Jonemann) comme l’autre (R. Varèse) s’inscrivent dans la preuve par l’absurde de l’universalité de ce
théorème qui fut à aux mathématiques ce que l’équation de la relativité fut à la physique : décoiffant.
Foin de tout pédantisme, le mathématicien philosophe pré cité a permis de démontrer que rien n’est démontrable à l’exception de son principe. Cqfd. D’où le néologisme forgé : d’incomplétude.
Son application à la politique municipale tombe dès lors sous le sens et
fait exploser aux yeux de tous la vacuité de la
prétention de chacune des têtes de liste à prouver sa supériorité. Que les candidats puissent caresser l’idée d’y parvenir s’explique par l’inculture…
de leurs conseillers (ouf), ou par la piêtre images qu’ils ont du QI de leurs futurs administrés, l’un n’excluant pas l’autre.
Messieurs les candidats, un peu de décence ! Cessez d’en appeler aux grands principes dont on a, sur ce blog, établi que l’un comme l’autre vous les bafouiez quotidiennement. Dites nous que vous êtes les meilleurs, mais résistez à la tentation d’en apporter la preuve. Vous pourriez regretter qu’on inverse la démonstration.
Faire se contredire un candidat est un jeu d’enfant. L’amnésie ne frappant pas encore les ordinateurs tout s’enregistre et tout s’exhume à l’insu du
plein de gré de son auteur. Le premier des candidats qui en souhaite la démonstration nous permettra d’en apporter la preuve, en toute « incomplétude »!
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