Partager l'article ! Le syndrome Pinocchio: Nos élus n’ont rien d’exceptionnels, ils sont même dans la norme. La mise en évidence qu'ils sont en dé ...
Les motifs de travestir la réalité ne manquent pas et leur addition conduit à faire du mensonge le premier des commandements du politicien sous quelque régime que ce soit. Aux électeurs tu mentiras, sinon tu ne survivras. L’élu qui prétendrait parler vrai et s’affranchir du double langage n’ajouterait qu’une couche d’hypocrisie à la désinformation.
Mentir par ce que l’électeur veut qu’on lui promette ce qu’il attend, mentir par ce que les petits camarades en font autant, et que le moyen le plus efficace pour combattre et détruire un mensonge est de lui en opposer un autre. Mentir parce que s’il n’y avait pas de mensonge il n’y aurait pas de libertés. Voila quelques motifs intemporels. Il n'y a pas de politiciens qui débite et répande un mensonge avec autant d’efficacité que celui qui y croit. Le menteur se trompe lui même et devient de plus en plus menteur. C’est le syndrome de Piniocchio.
Tellement vrai que le menteur n’est jamais puni, ni politiquement, ni pénalement. Mentir devant le peuple est un pré supposé que l’électeur accole au candidat qui aurait bien tort de ne pas en profiter. Devenu l’élu le menteur se ligue avec les trompés. Personne n’aime être fait cocu. D’où le refus absolu de reconnaître cette vérité bien établie : « je vous ai menti ».
Le score du premier tour des municipales confirme que seuls les menteurs ont survécu pour le second. Bécue et Morel qui n’avaient pas pris d’engagement qu’ils ne pouvaient tenir ont été éliminés. Les électeurs leur ont préféré Varèse qui a fait du cynisme l’alpha et l’oméga de sa candidature : « je dis ce que je ferai, je ferai ce que j’ai dit » et Jonemann qui markettant une image parfaitement illusoire de la place du marché a communiqué sur un message mensonger.
C’est super menteur qui est sorti vainqueur. Depuis lors il reste au top de sa réputation avec cette pantalonnade burlesque : devoir admettre ne pas avoir résilié les contrats dont il avait pris la peine de préciser par écrit qu’ils les avaient annulé ! Mentir sans jamais montrer le moindre doute. Peu importe ce que j’ai dit, ou ce que j’ai pu dire ; peu importe ce que je fais. Je dirais toujours l’opposé de ce que je fais et j’utiliserai les 3 recettes éculées :
1 Accuser ses opposants d’être de mauvaise foi ! Ça a déjà commencé.
2 Maintenir une participation factice, pour étouffer la volonté de véritable participation citoyenne. Voir le plat de lentilles offert aux socialistes et à deux délégués.
3 Manipuler intelligemment les médias. Voir la feuille de chou aux ordres qui raconte déjà sa « vérité »
Aujourd’hui c’est plus sophistiqué. On a élu une illusion. Un homme qui allait « pouvoir arrêter les travaux » et il les continue. Il détourne la volonté de l’électeur (du déjà vu) mais pour se justifier il sert de la bouillie pour les chats, comme cela est clairement apparu dans les différents conseils qui se sont tenus. Deuxième niveau de l’imposture. C’est le mensonge aux fins de justification. L’essentiel c’était d’être élu. Rien de nouveau.
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