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Vendredi 25 avril 2008
La feuille de chou hebdomadaire* revient longuement sur les terrains de l’hôpital ? Elle se fait le porte parole du maire qui lors du conseil que nous avons déjà évoqué s’est plié aux exigences du sous préfet. Il est d’ailleurs piquant pour ceux que l’exégèse des textes intéresse de reprendre l’intervention de Mr Varèse lors du conseil du 17 décembre qui a abouti à la signature unanime d’un protocole rectifié.


Rappel pour les non initiés : le conseiller d’opposition Robert Varèse qui ne fréquentait pas la commission ad hoc établie par son prédécesseur, a voté le projet de protocole enrichi des amendements de plusieurs des conseillers de Mr Foy, modifications qui ont déclenché l’ire du sous préfet. Pensait-il alors que la ville ne devait pas se plier aux oukases préfectoraux ?

 

On l’ignore car depuis qu’il est élu maire, il entérine le protocole imposé par le préfet et refusé par son prédécesseur. Si ce n’est pas aller à Canossa ça y ressemble. On nous dit que c’est pour la bonne cause, puisque ce serait pour faire ami ami avec le représentant de l’État.  

Dans cette affaire il faut pour juger se hisser à la hauteur du maire. De deux choses l’une. Ou le maire conçoit son rôle comme celui d’un exécuteur des affaires courantes investi de la confiance des électeurs pour gérer au mieux le tout venant. C’est un maire de transition, élu pour son intégrité et l’assurance qu’il s’appliquera à ne rien faire. Dès lors il peut griffer le document préfectoral : personne ne lui reprochera de s’être aligné sur la volonté de l’État. Il pourra se laver les mains : "je n’ai rien fait, c’est l’État qui a tout décidé".

Ou il considère qu’il a une mission, qu’il est dépositaire d’un patrimoine transmis par ses prédécesseurs avec obligation de le valoriser, de le développer pour transmettre à ses successeurs un capital maximisé. C’est l’exception du Vésinet d’être investi d’une valeur patrimoniale fondée sur un seul critère : un plan d’occupation parfaitement contraignant. Dans cette perspective le maire en est le garant, sa première mission c’est d’être le protecteur de cette ressource clé qui est la maîtrise du coefficient d’occupation du sol.


L’arbitrage est mal aisé, car favoriser le statu quo pousse à la hausse des valeurs foncières et donc à celle des loyers, ce qui rend dificile l’accès de cette enclave à de jeunes ménages. A contrario le laxisme et les dérogations
densifient l’espace protégé et le ramène progressivement vers le statut commun. Il n’est pas lieu de trancher ici si ce n’est pour affirmer que l’ambition du maire pour le Vésinet devrait être connue et partagée par les habitants. Est-il l’héritier d’une dynastie de protecteur du patrimoine, ou est-il le liquidateur de l’héritage commun ?  Sur ce terrain comme sur tant d’autres le maire est muet. 

Soit qu’il soit atteint d’aphasie, soit qu’il n’ait pas pris la dimension du job. De sa mission, il n’a semble-t-il, assimilé que l’apparat. Mais l’absence de vision empêche toute ambition pour notre commune et le met hors jeu – comme l’article le rappelle opportunément - pour s’opposer par un projet digne de l'histoire du Vésinet aux exigences politiciennes de l’État.

S'il y avait une alternative à la "liquidation" le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'elle n'aura pas été explorée !

 

* Le courrier des Yvelines en kiosque

Ecrire un commentaire - Par Phenix - Publié dans : Terrains de l'hôpital - Voir les 17 commentaires
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