Idem au Vésinet où un mois après le scrutin la désillusion frappe. Que l’on se rappelle la fière maxime de Robert Varèse, celle que l’opposant, puis le candidat faisaient imprimer sur tous
les documents du RPV. La formule très sarkozienne a mystérieusement disparu des discours du maire depuis qu’il est aux affaires. Pour mémoire et pour les nouveaux venus le slogan du RPV résonnait
comme le son du clairon au réveil du quartier : « quand on veut : on peut ! ».
Le "volontarisme"* laisse croire qu’il suffit d’arriver et de vouloir pour que les solutions soient trouvées et s’imposent à tous les protagonistes. Entre méthode Coué et posture de matamore la devise varésienne a séduit l’électeur, surtout qu’elle était assortie d’une promesse sentencieuse « on dit ce qu’on fera, on fera ce qu’on a dit ».
On voit le résultat : confronté aux réalités de terrain le volontarisme varésien n’a pas tenu l’espace d’un matin. Le chantier que le magicien devait arrêter tourne à plein. Le préfet qu’on avait promis de subjuguer a imposé sa loi.
Lire JL Bourlanges sur l'imposture du volontarisme.
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