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Rien n’est clair, on baigne dans le flou, l’à peu près, l’approximatif. Aucune information précise n’a été donnée, lors du conseil du 28 mai, par l’équipe en place depuis bientôt 3 mois sur les aspects techniques, financiers ou juridiques du dossier épineux de la place du marché. Le coût des dédits : « on ne connait pas leur montant » s’est excusé Claude Chatard, « le problème est trop compliqué pour en débattre ici » a conclu le maire dont le QI doit nécessairement dépasser celui de ses administrés puisqu’ils l’ont élu.
Le trésorier a donné dans la sobriété en confiant à son auditoire : « je ne sais pas » où en sont les finances de la ville. On imagine qu’il était moins évasif quand il exerçait ses talents dans le privé, sinon il n’aurait pas été « recruté » pour faire partie de cette équipe « expérimentée » : il nous a fait regretter le soporifique Claude Fouchard, qui maîtrisait ses dossiers et présentait des tableaux chiffrés, ce que la nouvelle municipalité se refuse obstinément à communiquer.
Exception au flou ambiant, une information précise, une seule mais d’importance, a été donnée et redonnée par le maire. C’est le nombre fétiche de sa campagne, le nouveau nombre magique, comme 3003 l’était pour Alain-Marie Foy, c’est 45 ! Non ce n’est pas une marque de pastis ! C’est le nombre d’occurrences où la parole varésienne a été prêchée aux ouailles vésigondines. 45 fois le verbe du prince a prophétisé qu’il allait casser les poutres, terminer le chantier dès son élection, et faire un chèque de 2 millions d’euros pour dédommager toutes les entreprises. 45 occasions d’ouïr les promesses varésiennes et de constater qu’elles ne sont pas tenues. L’engagement du RPV était de mettre fin au projet pour un coût total de 10 millions d’euros soit l’encours au 15 mars de 8 millions et 2 millions de dédits : la note aujourd’hui s’élève à 22 millions : en contrepartie un parking !
Question : comment cette
municipalité qui annonce que les caisses sont vides, qui va donc devoir augmenter les impôts, a-t-elle pu acquérir – dès le jour de son intronisation - l’immeuble du 17 rue Thiers pour 850.000€ si elle n’a plus un sou ? Était-ce au nom de quelques
« promesses » électorales que cette acquisition du local du RPV a été faite ? Pourquoi masquer cette opération, dévoilée par un Didier
Jonemann judicieusement informé ? La femme de César ne sévit pas boulevard Carnot . Madame Lang aurait-elle été en mal de justifier – elle si prolixe pour voler au secours
de sa nouvelle idole – pourquoi payer pour reloger sa police un immeuble de bureaux en zone inconstructible au prix du m² constructible, environ 5.000€ ? A moins que l’ascenseur
municipal….
L’agressivité des réponses du premier adjoint (c'est c'est un signe qui ne trompe pas) a ajouté au malaise qui s’est emparé de l’assistance découvrant que l’on avait tenté de passer l’affaire sous silence. Décidément rien n’est clair – comme devait le souligner André Michel, revenu à son rôle d’opposant après avoir mesuré au compas micrométrique la réalité de l’ouverture varésienne dans les commissions municipales. Le temps des urbanités est consommé, monsieur Varèse a jeté le masque en nommant ses amis aux postes convoités de membres des commissions. Le miroir aux alouettes de l’ouverture s’est brisé sur l’incohérence des choix. Un retraité sans enfant fréquentant les écoles, aux affaires scolaires au lieu d’une mère de famille de 5 enfants tous scolarisés au Vésinet et la préférence donnée à un quidam sur la représentante des Verts pour le développement durable… la messe était dite et les illusions envolées...
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