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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 14:19
L’exercice est convenu et prévu. A chaque 11 novembre s’impose au maire le discours de circonstances* qu’en fin de mandat il peut devenir difficile de renouveler. Mais la redite n’est pas encore pour Robert Varèse l’obstacle à surmonter. La simplicité, la retenue pour pallier l’authenticité à laquelle plus personne ne peut prétendre eurent suffit. C’était sans compter sur le besoin de paraître, d’afficher et d’étaler la culture de Reader’s Digest de notre élu.

 Des citations usurpées, des références inappropriées, sans même parler des mois qui ne comptent que pour des semaines (comment est-ce possible ?) ont occulté que cette conflagration fut l’abreuvoir à sillons de toute une génération. Parler de ce cataclysme sans évoquer la responsabilité des élites, sans rappeler qu’il n’y eut de chair à canons que parce que le commandement des deux camps s’était mis à l’abri, c’est coller à l’antienne officielle du "sacrifice héroïque", de la "bravoure du poilu" et ignorer que cette boucherie n'a eu lieu que parce qu'un côté comme l’autre partageait le même mépris pour la troupe.

Jospin le premier, Chirac du bout des lèvres et Sarkozy enfin rappellent, en sortant du banc d’infamie ceux qui se sont révoltés, que l’on ne peut exiger des autres ce que l’on ne saurait exiger de soi même.

On comprend pourquoi notre maire est passé à coté du sujet.


Michel COUDERT Phénix
* Le discours du maire se trouve dans le manuel du parfait petit édile
Ecrire un commentaire - Par Phenix - Publié dans : Le Vésinet nouveau - Voir les 24 commentaires
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